Après des études d'Arts Plastiques et d'Histoire de l'Art, Aline FALCO se dirige vers l'Enluminure en 2002 et ouvre son atelier à Strasbourg deux ans plus tard.

En 2007, elle est l'auteure d'un livre sur les techniques de l'enluminure

«  Techniques de l'enluminure » chez Ulysséditions.

Elle est adhérente à la Fédération Régionale des Métiers d'Art d'Alsace (FREMAA) depuis 2010 ainsi qu'aux Ateliers d'Art de France depuis 2011.

Passionnée de techniques anciennes, d'Art Nouveau et globe-trotteuse dans l'âme, elle crée des pièces uniques au graphisme s'inspirant de chacun de ses voyages : Japon, Australie, Inde, Mexique, Maroc, Québec, USA, Danemark, Italie, Espagne, Irlande, Thaïlande, etc... Irlande, Thaïlande, etc...

logo-fremaa.jpg
AAF_LOGO_DEF NOIR VECT-HD.jpg
 

DÉMARCHE

Depuis plus de 15 ans, je conçois mes créations comme des bijoux, quelque chose que le futur propriétaire pourra s'approprier, avec préciosité et attachement. J'aime l'idée de travailler par collection, au delà du fait de proposer une gamme plus étendue de pièces, cela me permet d’approfondir chaque thème et d'y développer toutes les possibilités. Pour moi le contemporain n'est pas forcément dans l'épure, il peut être figuratif et est assumé. Le graphisme devient inédit dans les compositions ou les assemblages de différentes époques et cultures. J'aime faire le lien entre les peuples et trouver une harmonie démontrant que les civilisations sont plus proches qu'il n'y paraît.

Aussi certaines de mes créations peuvent regrouper sur une même œuvre des motifs de tissus indien, de la ferronnerie art nouveau, un motif en bois sculpté arabe et de l’orfèvrerie viking ... cela brouille les frontières, c'est ma vision du monde idéal !

 

Il y a un véritable fond engagé par la recherche symbolique, choix des textes ou représentation des personnages. Les oppositions me sont familières... une contradiction affirmée entre deux époques, deux techniques, deux symboliques, deux interprétations....et en total accord avec une dualité permanente et personnelle. Parfois quelques mots appuient une idée, mais la calligraphie est considérée comme un motif ou une trame graphique au milieu d’éléments déstructurés.

 

Je suis en constant questionnement sur la forme de l'enluminure. Je trouve la technique traditionnelle primordiale, indispensable pour se démarquer de l'illustration ou de la peinture qui ont été la continuité de cet art...Mais je souhaite démontrer que les codes peuvent être bousculés tout en gardant la philosophie profonde de la discipline : la minutie, la répétition des formes, les frises et surtout le côté méditatif.

 

TECHNIQUE

Photos : Simon Woolf

A l’époque médiévale, l’Enluminure était gérée par plusieurs mains, ainsi il y avait un calligraphe, un dessinateur, un préparateur de couleur, un doreur, un enlumineur pour la mise en couleur, etc... Aujourd’hui l’enlumineur doit maîtriser toutes ces étapes. Je laisse néanmoins le soin à mon parcheminier de me préparer les peaux avec ses bains successifs de chaux.

Mais une fois le parchemin entre mes mains, plusieurs étapes suivront encore.

 

Ce support étant une matière vivante, il bouge et se gondole selon les variations de température et d’humidité. Au moyen-âge, le parchemin était conservé dans des codex, le poids des livres les faisait s’aplatir naturellement. Actuellement, afin d’être visible en exposition, il faut le tendre pour avoir une surface plane et éviter que le parchemin ne se rebelle trop, ce qui fragiliserait la peinture ou l’or.

Ainsi je le tends avec une colle sur du carton bois au Ph neutre sans acide et sans solvant.

A cela s’ajoute la nature propre du parchemin : sa surface lisse et hermétique qui donne comme difficulté celle d’avoir l’impression de travailler sur du verre. (C'est pourquoi le fait de travailler des drapés ou des visages au delà de 2 ou 3 centimètres est très difficile, car si l'ont veut lisser un dégradé il faut être excessivement précautionneux afin de ne pas emporter les couches du dessous et de faire un trou dans la peinture.)La peau étant parfois grasse, il faut la nettoyer et la dégraisser avec de la poudre de pierre ponce pour que la peinture ait une meilleure tenue.

 

La pose de l’or est une étape délicate et de longue haleine, surtout lorsque l’or est en relief.

J’applique ce qu’on appelle un gesso (assiette à dorer), recette du 12eme siècle, que je fabrique à base de blanc de plomb, de Meudon, colle de poisson, bol d’Arménie et sucre cristallisé. Il est appliqué en plusieurs couches au pinceau . En raison de sa texture épaisse, il est difficile de faire des petits motifs ou formes et qui plus est, lisses et réguliers. Les bulles d'air sont monnaie courante et doivent être évitées au risque de rendre l'assiette irrégulière. On brunit ensuite le gesso avec une pierre d’agate , on souffle dessus avec un petit tube en papier pour retrouver le collant et on pose plusieurs couches de feuilles d’or, en brunissant l’or entre chaque couche pour donner le maximum de brillance...une dizaine de couches peuvent être nécessaires pour certaines applications.

Lorsque l'or est à plat, on utilise une résine d'arbre appelée gomme ammoniaque , que l'on fait fondre dans l'eau. Elle est ensuite appliquée au pinceau sur les zones à dorer et recouverte d'or.

Sa surface est mate contrairement au gesso en relief.

 

La mise en couleur, de par la difficulté du travail des pigments sur parchemin reste une étape subtile et exigeante.

La peinture reste en surface et n’est en aucun cas absorbée, ce qui peut entraîner des fissures ou écaillements si le dosage entre l’eau et les pigments n’est pas bien géré par l’enlumineur, c’est un des inconvénients de cette discipline...j’ai donc créé mon propre liant à mélanger aux pigments afin d’optimiser sa tenue sur le parchemin. Le liant médiéval était composé d’œuf, de gomme arabique et parfois de miel. Afin de trouver une meilleure adhérence j’ai donc composé mon liant avec du fiel de bœuf, de la gomme arabique, du miel et surtout de la glycérine qui viendra assouplir la peinture.

Bien entendu, les liants devaient être étudiés afin de connaître parfaitement leurs natures et leurs spécificités et de créer un dosage en conséquence. Les pigments ayant une densité différente les uns par rapport aux autres, la quantité de liant peut varier et il arrive de devoir décanter et broyer à la molette certaines couleurs. J'utilise des pigments naturels et ne pratique aucun mélange.

Je possède environ 85 pigments différents dans mon atelier qui me permettent d'avoir une gamme chromatique très étendue et de garder un éclat des couleurs incomparable.

Si j'utilise la plume à dessin métallique pour certains filigranes, l'application et la mise en couleur se fait ensuite au pinceau … délicatement et patiemment .

 

REALISATIONS

 

REALISATIONS

RÉALISATIONS

... Galerie et Boutique en cours de réalisation ...

10511228_320135634838382_596903174356410

 

en attendant, écoutez mon interview dans l'émission d'Olivia Martinet sur Radiofajet : "De main(s) de maître"

 

COURS ET STAGES

Les cours ont pour but de faire découvrir cet art du Moyen-age empreint de délicatesse,

de précision et de couleurs mais aussi de perfectionner certaines compétences.

Ils seront adaptés à chaque niveau, capacités personnelles et rapidité et ne requiert

que la motivation de s’initier à cette prodigieuse rencontre entre la calligraphie et la peinture.

Tous les cours et stages sont orientés autour du graphisme médiéval traditionnel.

 

Les cours d'Enluminure à l'Université Populaire Européenne de Strasbourg

sont complets pour l'année 2019/2020.

 
SignatureInternet_RESO-2019_HauteDEF.jpg

"Oz le Noël des Métiers d'Art"

du 13 au 23 décembre 2019

à la salle de l'Aubette (Place Kléber) à Strasbourg

ACTUALITÉS

 

CONTACT

ADRESSE

 

21 rue des Ormes - 67200 Strasbourg - France

Tél : 06 64 28 45 11 /// 09 53 52 77 27

iluminadora@hotmail.fr

 

L'adresse ci dessus est celle de mon atelier show-room.
- Ouvert sur RDV -
(2eme étage sans ascenseur)

© 2004-2019 par ALINE FALCO - ENLUMINURES - Tous droits réservés -